Sarah, chevalier de Maupin
Après le succès des nouvelles adaptations de Victor Hugo et d’Alexandre Dumas pour le petit écran, voilà venu le tour de Théophile Gauthier avec « Julie, chevalier de Maupin », pour la plus populaire des télévisions françaises : TF1. Encore fallait-il trouver cette Julie de fiction… L’élue fut une jeune femme, discrète, inconnue du public, terminant sagement ses études d’histoire de l’art à la Sorbonne. Anonyme certes mais… fille de celle qui reste probablement la plus aimée des actrices dans le cœur des français ; celle qui demeure dans la mémoire populaire l’impératrice au destin tragique : Romy Schneider.
Type (Documentaire / Documentaire fiction / Série documentaire)Documentaire GenreArts & culture RéalisateurGérard LafontAvec le soutien du CNCAnnée2004Durée52min
Sarah Biasini, fille de Romy sera Julie. Sarah a hésité avant de se lancer dans l’aventure. La comparaison avec sa mère ne serait-elle pas trop cruelle à vivre ? Voulait-elle vraiment embrasser cette carrière d’actrice, à la fois si proche de par sa mère et si éloignée de son monde ? Serait-elle à la hauteur du rôle ? Serait-elle prête à « affronter » les médias ? Sarah a hésité quelques semaines puis accepta le défi. Par excitation et goût du risque. Car risques il y avait et en nombre. Le personnage de Julie est une « bretteuse » hors pair ; Sarah n’est pas sportive pour un sou… Julie chante l’opéra baroque comme une divine sirène ; Sarah est comme tout le monde, elle chante sous sa douche… Julie danse avec la grâce d’une ballerine ; Sarah est comme ses copines, elle danse en disco de temps en temps… Julie ne fait qu’un avec son cheval ; Sarah n’a approché un cheval que par accident…
Enfin et surtout, Julie n’existe pas, c’est l’actrice qui la fera vivre, qui devra émouvoir le public, l’amuser, l’effrayer, l’exalter, l’emporter… en un mot, la jouer. Sarah a bien fait un peu de théâtre à la fac mais… Elle accepte donc de relever le gant, lucide sur le travail à accomplir pour être à la hauteur du rôle et de ses futurs partenaires : Pierre Arditi, Jürgen Prochnow, Marisa Berenson, Catherine Spaak, Pietro Sermonti, Didier Flamand et bien d’autres aussi chevronnés.
Après des semaines et des semaines de préparation… le 3 janvier 2004 inaugure le tournage au Portugal. Les deux épisodes seront tournés au Portugal et en France sur plus de 70 jours. Le budget est à la hauteur de l’ambition du film. Et Sarah n’a pas le droit de ne pas être à la hauteur de cette ambition…