Environ 100 000 personnes transitent chaque été par la mer entre la France et l’Algérie, principalement entre Marseille et Alger.
Des voitures chargées jusqu’au capot des plus invraisemblables harnachements…
Des paquetages de toutes sortes, transportés comme l’on peut, entreposés à bord là où l’on peut…
Des hommes chargés de sacs et d’histoires.
A bord, le personnel est majoritairement marseillais, souvent corse, mais aussi sénégalais. Dans les couloirs du bateau, on trouve aux murs des cartes IGN en relief de la Corse. On est sur l’“Ile de Beauté” de la Société nationale maritime Corse-Méditerranée.
Type (Documentaire / Documentaire fiction / Série documentaire)Documentaire GenreSociété & Economie RéalisateurElisabeth LeuvreyAvec le soutien du CNC, FASILD, Ministère des Affaires Etragères, Région PACA, SNMCMDistributionAlice Films DistributionAnnée2004Durée52min / 72min
Et pourtant…
Depuis Alger, c’est pour Marseille que l’on embarque, avec le sentiment partagé qu’il n’y a que cette destination à partir de la capitale algérienne.
Depuis Marseille, c’est à Alger que l’on retourne. Là-bas, aujourd’hui, ils disent qu’enfin ça va mieux.
En mer, nous ne sommes plus à Marseille et pas encore à Alger. Et vice versa.
Dans l’entre-deux — l’entre deux rives, l’entre deux pays, l’entre deux appartenances — s’exprime alors une parole qui jaillit souvent par nécessité.
Depuis le huis clos singulier du bateau, et pour le temps du voyage seulement, Il était un gros navire… — film-traversée, film de l’entre-deux, film-passage — met en scène ces femmes et ces hommes bringuebalés qui tous nous disent autrement l’Immigration.
La presse en parle
Un documentaire un peu miraculeux, léger comme la brise, émouvant comme le désoeuvrement, beau comme une utopie qui ne dit pas son nom. Allez donc vous-mêmes faire un tour sur le pont, pour y respirer, hors d’attache, l’air de cette « Traversée ».
Le Monde
Elisabeth Leuvrey a tourné l’un des plus beaux films sur l’immigration de ces dernières années.
Télérama
Ce remarquable documentaire capte avec beaucoup de sensibilité le vague à l’âme des passagers, le temps d’une traversée Marseille-Alger, entre deux pôles de leurs vies.
La Croix
Le savant dosage entre verbe et image, entre détails incidents et atmosphère générale, entre confidence et brouhaha, font de ce film sur l’immigration un chaleureux vivier.
Les Inrockuptibles